Kaamelott – Épisode fictif n°5 : La Comédie

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Cinquième épisode de la série fictive indépendante de Kaamelott, écrite par Buzit le Barde et illustrée par la Comté du Geek.

Ces contenus n’ont d’autres buts que de distraire les amateurs de la série Kaamelott et rendre hommage à son créateur Alexandre Astier. Les screenshots ont un objectif purement illustratif. Ils sont directement tirés des épisodes de Kaamelott. Nous sommes conscients que nous n’égalons pas son travail, mais pensons que le nôtre « mérite d’être lu ». Vous pouvez relayer ces contenus en veillant à toujours créditer la page Facebook de l’auteur ou à partager l’article directement.

 

PROLOGUE :

Arthur et Perceval dînent en tête à tête
PERCEVAL : Sire, vous m’avez bien dit que dans 20 siècles on parlerait encore de moi ?
ARTHUR : Oui, enfin non, c’est pas moi, c’est… C’est la Dame du Lac qui m’avait dit de vous le dire. Moi j’en sais rien, mais bon, je suppose qu’elle doit quand même avoir ses infos.
Justement, j'y ai réfléchi, si vraiment on se rappelle de moi comme ça dans le futur, j'ai peur que ce soit juste pour se foutre de ma gueule.
ARTHUR : Admettez quand même que vous accumulez.
PERCEVAL : J’sais bien, mais y’a des jours, ça me fout le bourdon.



ACTE 1


ARTHUR : Vous savez, il y a plein de façon de laisser une trace dans l’histoire. Peut-être que vous allez laisser votre nom à un truc, à une fleur, est-ce que je sais…
PERCEVAL : Perce-neige ? C’est pas déjà pris ça ?
ARTHUR : Non : Perceval ; le nom de… La rose Perceval, par exemple.
PERCEVAL : Vous auriez rien qui claque un peu plus ? Genre technique de combat ?

Kaamelott Arthur Perceval fan fiction Vous êtes quand même le type le plus… Déconcertant... Que j'ai rencontré de ma vie. Au bout du compte, vous seriez tout à fait capable de passer à la postérité.
PERCEVAL : Et voilà, encore un mot que je connais pas, « postériser », du coup soit je dis rien et à vos yeux je passe pour un crétin, soit je dis « c’est pas faux » et là j’ai l’impression d’être un gros faisan.
ARTHUR : Vous progressez, c’est déjà ça.
PERCEVAL : Ouais mais pour percer faut être de mèche non ? Parce que j’ai rien contre l’idée de devenir célèbre, mais j’ai bien repensé à ce que vous m’avez dit quand on a parlé de la poétique d’Aristote.
ARTHUR : Qu’une bonne histoire a un début, un milieu et une fin !
PERCEVAL : Oui, mais que les héros sont tragiques. Vous ou Lancelot, vous êtes des héros, vos quêtes elles pètent et personne se fout de votre gueule. Moi, j’ai beau m’y prendre de toutes les façons, c’est toujours n’importe quoi. Pour Aristote, moi, je rentre pas dans les cases.
ARTHUR : Ah mais non, Aristote dans la poétique, il parle pas que de la tragédie.
PERCEVAL : Ah bon ? Il parle de quoi alors ?
ARTHUR : La tragédie c’est que le premier tome, le second, en écho, est consacré à la comédie !
PERCEVAL : En éco ? La comédie ? Quel rapport avec les héros ?
ARTHUR : Oui, j’en sais rien, vous avez raison, aucun. (pause) 
Si ! Si, si : la comédie, sous prétexte d'amuser, elle amène à réfléchir. Pour Aristote elle a pour fonction d'instiller le doute.
PERCEVAL : « Distiller » le doute ? Désolé, je sais c’est moi …
ARTHUR : Pouvoir dire des choses en faisant croire que c’est pour rire alors qu’en fait c’est pour… Non, laissez tomber.
PERCEVAL : Si si, allez-y ça m’intéresse !
ARTHUR : … Pour dire des vérités qu’on pourrait pas dire autrement.
PERCEVAL : Pourquoi les dire autrement que comme ça se dit ?
ARTHUR : C’est sûr que vous, vous êtes sans filtre.
PERCEVAL : C’est pour ça… Je comprends pas.
ARTHUR : Justement, je voudrais pas vous vexer ou que vous le preniez mal. C’est en quelque sorte un compliment que je vais vous faire là.
PERCEVAL : En général quand ça tourne comme ça c’est pas bon signe.
ARTHUR : Dans la tragédie, pour Aristote, un mec comme Lancelot, ou moi, on est sans surprise, on fait le job, point barre. Vous dans la Comédie, toujours chez Aristote, avec votre coté imbécile heureux, vous êtes l’idiot utile, le mec qui remet en cause l’ordre établi.
PERCEVAL : Mais vous vot’ boulot c’est pas justement de faire que tout soit en ordre ? Du coup, je fais que faire foirer vos plans
ARTHUR : Oui, tout à fait ! Je peux pas dire que je m’y suis fait ; et un jour sur deux j’ai encore envie de vous défoncer votre mouille, mais je sais pas, j’ai l’impression que vous avez un rôle.
PERCEVAL : Ah ouais ? Vous êtes sincère ?
(Arthur hoche la tête, mais sans qu’il soit possible d’interpréter sa réponse)



ACTE 2


D'après Aristote, la Comédie se moque des travers des hommes et se plaît à les dépeindre comme inférieurs à ce qu’ils sont en réalité. Plus vous êtes nul et incapable, plus ça donne de l'importance à ceux qui réussissent des trucs. Et surtout, plus vous dites des trucs débiles, plus ça fait se poser des questions auxquelles sans vous… On n'aurait pas besoin de répondre.
Kaamelot fan fiction Perceval Waouh, c'est puissant ! Et du coup ? C'est avec ça que je vais devenir une légende ?

ARTHUR : À titre personnel, je vois pas bien comment c’est possible, mais il semblerait. Vous sauriez écrire, peut-être qu’en rédigeant vos mémoires…
PERCEVAL : Ça, c’est mort ! (pause) Et on sait si il y a d’autres trucs pour moi dans votre bouquin sur la Comédie là ?
ARTHUR : On en parle comme la suite logique du premier et on imagine à peu près bien ce qu’il y a dedans mais on suppute beaucoup. (pause) Au temps pour moi, « on suppute » : on suppose, on imagine, on prétend ! Mais pour dire la vérité, ce bouquin, personne n’a vu la moitié d’un quart de folio depuis des lustres.
Kaamelott fan fiction Perceval Arthur En fait on parle depuis une heure d'un truc que si ça se trouve, il existe même pas.
ARTHUR : Et on a pas fini d’en parler, vous savez, c’est général, moins y’a de trucs à dire et plus on brode autour.
PERCEVAL : Ouais, j’vois c’que vous voulez dire. Et le trouver ce bouquin ? Ça pourrait être considéré comme une quête ?
ARTHUR : Tout à fait ! (Pause) Mais non en fait, je préfère pas que vous le cherchiez.
PERCEVAL : Et pourquoi ça ?
ARTHUR : Je vous ai dit, la Comédie ça prend prétexte à faire rire pour permettre à chacun de conserver un esprit critique. Moi je suis souple et ça me convient, mais j’en connais une paire que ça mettrait bien de travers.


ÉPILOGUE


ARTHUR : La plupart des pouvoirs sont basés sur l’autoritarisme et l’obscurantisme.
PERCEVAL : Ça a à voir avec l’indépendantisme ?
ARTHUR : Ça pourrait mais… Non, pas dans votre sens ; là ça veut dire « le pouvoir basé sur la violence et l’ignorance ».
PERCEVAL : Je vois en gros… Et ça à l’air de faire du monde !
ARTHUR : Un paquet, d’autant qu’avec votre bol vous seriez bien capable de m’en dégoter un exemplaire.
PERCEVAL : Ben c’est bien non ? 


NOIR
ARTHUR : Honnêtement ? Si pour qu’à cause de ça un taré genre Répurgateur finisse par foutre le feu à toute la bibliothèque, je préfère pas.

Vous les avez manqués ? Retrouvez les épisodes précédents :
En attendant, on se dit à bientôt pour le prochain épisode les Hobbits !

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